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Armand Sparfel

Son père, François Sparfel est né à Brest 29, sa mère Joséphine Thomas à Lannion 22.
Ils élèvent quatre enfants dont Armand est l’ainé.

Armand Sparfel naît à Ploumagoar, en Côte d'Armor, le 3 janvier 1910.
Très jeune, à l’âge de 18 ans, il s’engage dans la marine pour une période de 5 ans, le 2 avril 1928.

Armand se marie le 28 février 1933, à l'âge de 23 ans. La cérémonie se déroule à Cast 29, lieu de naissance de son épouse, Marie Jeanne Bernadette Vigouroux. Marie Jeanne que l'on surnomme Jeannick est âgée de 21 ans.
Un fils nait de cette union, André en 1935 (ce dernier sera Commandant dans la Marine Nationale).

Lors de son activité militaire dans la Marine Nationale, Armand sera radioélectricien.
Il profitera de ses services dans la Marine Nationale pour étudier à Maistrance. Engagé simple matelot, il sera nommé « Maître » en octobre 1944.

Le 2 avril 1928 il entre dans la Marine nationale en équipage des Radios. 
Le 1er octobre 1928 il embarque à bord du :
☞ Condorcet (cuirassé de la classe Danton) 1/10/1928 au 1/1/1929 
puis à bord du :
☞ Marocain Escorteurs (ex-destroyer d'escorte américains de type "DE" - Classe Cannon) 1/1/1929 au 20/5/1933
Du 1er juillet 1933 au 19 juillet 1936 il sera en Congés d’Apprentissage à Brest. 

Il embarquera à bord de la :
☞ Provence (cuirassé français de type Dreadnought de la classe Bretagne) du 19/7/1936 au 4/7/1941.

Il est à bord de la Provence lors du bombardement de Mers el-Kébir. 

Ce bombardement fait naître en lui un grand ressentiment contre les Anglais à la vue de la mort de ses camarades de combats, noyés et tués pendant ce raid. 




Après les réparations du bateau, toujours à bord de la Provence, il fera route pour rallier Madagascar.

Le 8 novembre 1942, les troupes anglo-américaines débarquent en Afrique du Nord, c'est l'Opération Torch. 

Un nouvel élan se présente donc pour une poignée de marins (45 officiers, 333 officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots) qui veulent en découdre avec l’Allemagne. 

Des Français libre ! (*)
Les hommes indiquent leur désir de rejoindre Alger où ils seront acheminés dans le but de créer un bataillon de fusiliers-marins pour la prise et la tenue des batteries d’artillerie de marine de Bizerte. S'il ne manque pas de marins pour embarquer, nombreux sont ceux qui vont aller combattre à terre, dans la grande tradition des fusiliers-marins.

Ils sont armés mais rapidement, ce rôle de surveillance leur pèse dans le « bataillon Bizerte ». Certains réembarquent, d'autres se voient proposer de rejoindre un régiment de chasseurs de chars en cours de formation.

Le 19 septembre 1943, le bataillon Bizerte devient le Régiment blindé de fusiliers-marins, le RBFM. 

Ils sont ensuite acheminés vers Casablanca (Maroc) où ils percevront des tenues américaines1 et leur futur matériel. Ils sont rejoints par de nombreux volontaires (évadés de France, etc.). 

C'est à Berkane qu'ils partent afin de se former enfin sur les chasseurs de chars (Tank Destroyers en anglais ou "TD") M10 Wolverine. Cette instruction se fera auprès du 11e RCA (Régiment de chasseurs d’Afrique).

D'abord équipés du vieux matériel du RCA, ils finissent par recevoir du matériel neuf, en vue de leur intégration dans la 2e DB. 

Il devient Chef de char avec l’équipage suivant :

Maître Électricien Armand Sparfel                                                          Chef de "L'Épervier"
Quartier Maitre Jean Cozien                                                                       Tireur
Albert Lagoutte                                                                                             
   Chargeur
Raymond Le Mouel                                                                                     
    Conducteur
Jean Sévère                                                                                                   
     Radio et aide conducteur

Le 1er aout 1944 il débarque avec ses frères de combat à bord du Char Epervier … (Tout un symbole !) sur la plage de Utah beach.

La progression des chars démarre lentement ainsi Armand nous a-t-il raconté l'épisode du blocage ou ralentissement des chars qui devaient faire face aux difficultés de terrains rencontrées. 

En effet, les champs sont entourés de fossés, de talus d’arbres et arbrisseaux divers. Ils seront ainsi ralentis jusqu’à ce qu'une idée jaillissent :"pourquoi ne pas équiper les chars de coupe-talus comme sont équipés les bateaux de brise-glaces.

Aussitôt réfléchi, aussitôt fut fait, avec l'aide de forgerons du secteur, les chars ont été équipés d’une sorte de herse pour venir à bout de ces difficultés.
Ainsi commença la folle équipée vers l’Allemagne : délivrance des villes traversées, joie des Français, duretés de la perte de camarade. Les joies et la tristesse ont été leurs compagnons de route. 

A la fin de la guerre il embarque sur le  ☞   Jean Bart cuirassé de la Marine nationale française, (second de la classe Richelieu et navire nommé Jean Bart par la Marine française)

Puis il retourne encore sur les bancs de formation au Centre Ecole Dixmude jusqu’au 1er avril 1946.

Le 26 mai 1946 il quitte la Marine Nationale pour un repos mérité avant d’entrer chez Citroën.

Au cours de son service il reçoit :

∞∞◊ Le certificat de bonne conduite : Exemplaire !


∞∞◊ La médaille militaire du 30 mai 1941 pour faits de guerre



∞∞◊ La Croix de guerre 39-45 (Etoile d’Argent) du 15 4 1945



∞∞◊ Fourragère de la Croix de guerre 39-45 à titre individuel du 14/7/1945



∞∞◊ L’Insigne américain « Présidential Unit-Citation » du 12/9 /1945

Fourragère individuelle

La bataille de Madagascar sera ressentie très durement, tant par la France de Vichy que par la France Libre, chacune la considérant comme une agression britannique contre un territoire français, ce qui aura des conséquences sur l'attitude de chacune ; c'est en ayant cette invasion à l'esprit qu'à la Libération, de Gaulle luttera pour préserver des Alliés l'indépendance nationale.

En 1942, lors de la bataille de Madagascar mettant fin au Régime de Vichy sur l'île, des marins sont faits prisonniers à Diego-Suarez par les Britanniques et internés en Angleterre (au camp d'internement no 1 de Grizedale Hall).

Armand Sparfel se retrouva prisonnier dans ce camps Anglais alors qu’il avait exprimé son intention de rejoindre de Gaulle, du 18 mai 1942 au 1 février 1943.

Sa carrière dans la Marine Nationale :

Un français libre : 

Nous l’avons ressenti lors des récits qu’il nous a fait, à mon fils ainé Julien et à moi-même.

Char épervier
La Provence
Le Marocain
Le Condorcet
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